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Les activités des Haramontais

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La vannerie

Haramont a toujours été un village de vanniers. Les archives de l'Aisne conservent la trace de la famille Lebryois exerçant cette profession vers 1419.

Le nombre des vanniers est de 45 en 1869, 38 en 1914. De la Grande Guerre 15 ne reviennent pas ; 10 vanniers travaillent encore en 1939 et le dernier pose ses outils en 1957.

Ils s'agit surtout d'exploitations familiales, rares sont celles qui employaient des ouvriers.

L'osier est cultivé dans la région et les artisans sont souvent propriétaires d'une oseraie. Il existe au village un lieu-dit « les Osiers Coutards » et une carte postale montre, dans l'actuelle rue de Vivier Maître Jean, un groupe de villageois pelant les osiers. Dans ces deux endroits coule un ruisseau. Après le pelage et le séchage, l'osier est travaillé au domicile, dans des caves voûtées, fraîches et humides. Ces caves s'ouvrent souvent à ras de la rue et, dans le village, on peut découvrir encore des portes dont le haut est cintré.

La moitié de ces travailleurs de l'osier sont « vanniers » et fabriquent toutes sortes de paniers, corbeilles et de mannes à betteraves. Les autres sont des « casérotiers » ( ou cazérotiers) qui confectionnent les « caserets » (ou chaserets) sortes de claies ou clayons utilisés pour faire égoutter le fromage.

Par la suite les laiteries utilisant des moules de métal pour le fromage et les difficultés surviennent les années suivantes. Un travail de douze heures par jour et la baisse des prix qui s'ensuit ne permettent plus, aux casérotiers de gagner leur vie. Ils groupent leurs commandes et en fin d'hiver, ils peuvent encore garnir deux wagons. Quant aux vanniers le travail continue et les expéditions sont encore quasi journalières. La gare d'Haramont facilite grandement tout cet artisanat.

Ce n'est pas Saint-Antoine, patron des vanniers, qui est alors fêté à Haramont, mais Saint Paul qui semble être celui des cazérotiers. Ce jour-là est chômé on se réunit dans la salle du bureau de tabac, sur la place, pour déguster la tarte, boire et danser.

Les autres activités

Les travaux de la forêt,

L'exploitation forestière consiste en abattage, coupe et scierie. Autrefois il y avait production du charbon de bois.

L'agriculture,

« Les poules d'Haramont jeûnent dans la moisson ». Cet ancien dicton s'explique par un territoire cultivable réduit obtenu, au fil des ans, sur la forêt.

En 1884, une monographie du pays, rédigée, à la demande du Ministère de l'Instruction Publique, par l'Instituteur Mr Cathrin, nous apprend qu'à cette époque, le village comptait deux fermes dépendantes : l'une de l'ancienne abbaye de Longpré devenue maison bourgeoise à la révolution, l'autre du château des Fossés.

Les céréales habituelles y sont cultivées : le blé, le seigle, l'avoine et l'orge.

On compte, dans la commune, l'élevage de 25 chevaux, 3 ânes, 4 bœufs, 15 vaches, 100 moutons, 18 chèvres, près de 30 porcs ainsi qu'une basse-cour dans nombre de foyers.

On rencontre également quelques ruches.

Les Haramontais doivent aussi se protéger des animaux nuisibles : le renard, le putois, le blaireau et la belette.

L'industrie,

outre l'exploitation forestière encore présente, celle des carrières de pierres est ancienne et essentiellement située dans la vallée de Baudrimont. Il existe encore des carrières d'extaction dans un village voisin, Bonneuil.

Artisanat,

Après la seconde guerre mondiale, les problèmes économiques, l'évolution de la société entraînent la disparition de la vannerie puis, progressivement, celle des commerces d'épicerie, charcuterie, boulangerie et les cafés dont l'un détenait la recette postale, le tabac et le téléphone

Actuellement, restent en activité la ferme des Fossés, une scierie, une entreprise de travaux publics et des artisans en ébénisterie, plomberie, maçonnerie ainsi qu'un service de taxi car la ligne de chemin de fer a été fermée en 1966 et les cars de remplacement devenus rares seront supprimés dans les années 1990.

 

Sources : les Archives de l'Aisne et la Société Historique de Villers-Cotterêts : Bernard ANCIEN, Marcel LEROY.
L'Histoire du Valois de Victor DUJARDIN.